La taxe Zucman instaure un impôt plancher sur le patrimoine des contribuables les plus riches en France afin de s’assurer qu’ils payent au moins 2% de leur fortune en impôt. L’objectif est d’introduire un minimum de justice, « les ultra-riches » payant en proportion de leurs revenus presque deux fois moins d’impôts et de prélèvements que les Français en moyenne.
La taxe Zucman cherche donc à instaurer un impôt plancher sur le patrimoine, s’assurant que les 0,01 % les plus riches contribuent au minimum à hauteur de 2 % de leur fortune, sur des patrimoines excédant 100 millions d’euros.
Contrairement aux impôts basés sur le revenu, cette taxe cible donc directement le patrimoine des ultra-riches.
Si la mesure était appliquée, elle concernerait environ 1 800 personnes en France et pourrait rapporter entre 15 et 25 milliards d’euros par an à l’État.
La proposition de loi a été adoptée par 116 voix contre 39, avec le soutien des députés de la gauche, l’abstention du Rassemblement national et une faible mobilisation du camp gouvernemental.
L’adoption de la taxe Zucman n’est pas acquise : le Sénat – dominé par la droite et le centre – n’a pas encore inscrit le texte à son ordre du jour, et il est possible qu’il le rejette.
Pour plus d’informations sur la taxe Zucman vous pouvez consulter mon article sur la conférence organisée par François Ruffin, à l’Assemblée nationale, en présence de Gabriel Zucman.

