Vote historique à l’Assemblée : pour l’abrogation de la réforme des retraites, la mobilisation continue !

La semaine dernière, les députés ont enfin pu se prononcer sur la réforme des retraites d’Elisabeth Borne, via une proposition de résolution inscrite lors de la journée réservée au groupe communiste, ce jeudi 5 juin. Et nous avons dit clairement, par 198 voix contre 35, que nous voulions l’abroger.

Alors que les travaux du “conclave” touchent à leur fin, il semblait opportun d’envoyer un signal fort aux partenaires sociaux sur l’attachement de l’Assemblée nationale, et par elle, des Françaises et Français, à l’idée d’abroger le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans.

Il y a dans cette demande d’abrogation la possibilité d’une double réparation : réparation d’une injustice sociale d’abord, réparation d’une blessure démocratique d’autre part.

Injustice sociale faite aux Français qui ont eu des carrières longues, pénibles et hachées, en particulier les femmes. J’ai toujours considéré qu’il y avait d’autres moyens qu’une mesure d’âge pour équilibrer le déficit du régime des retraites, voilà pourquoi je reste opposé à la retraite à 64 ans.
Blessure démocratique, ensuite, compte tenu des conditions d’adoption de la réforme, contre les Français, contre les syndicats, contre le Parlement lui-même, sans vote à l’Assemblée nationale. Les Français sont durablement marqués par cette réforme et la perte de confiance qui en a résulté reste forte.

S’il n’a pas de force juridique, le type de véhicule retenu (une proposition de résolution) a permis de garantir sa mise aux voix dans le temps imparti de la niche du groupe GDR. Depuis 2 ans, le seul vote sur le sujet avait porté sur des amendements « symboliques », déposés par les groupes de gauche, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025.

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