Le dérèglement climatique est désormais une donnée incontestable de notre quotidien et ses effets se manifestent d’ores et déjà dans les établissements scolaires. Les enfants, du fait de leur âge et de leur développement, font partie des publics les plus exposés aux conséquences de ces bouleversements. Dans ce contexte, l’École a un rôle fondamental à jouer, tant pour assurer la protection et le bien-être des élèves que pour les préparer à comprendre et à affronter les enjeux environnementaux.
C’est pourquoi j’ai signé, le 24 juin dernier, la proposition de loi transpartisane n°1631 visant à reconnaître l’éducation au dehors et au contact avec la nature et à réaffirmer la place de la transition écologique à l’école.
Elle vise, avant tout, à reconnaître et ainsi à encourager la pratique de la « classe dehors », qui consiste, pour un enseignant, à dispenser une partie de son enseignement à l’extérieur de la salle de classe : dans une cour végétalisée, un jardin public, un espace naturel à proximité, ou encore dans le cadre des aires éducatives. Cette approche pédagogique, déjà bien implantée dans plusieurs pays européens – en particulier scandinaves – connaît un essor notable en France depuis la crise sanitaire de la Covid. Portée aujourd’hui par des milliers d’enseignants dans notre pays, elle répond au déficit croissant de nature chez les enfants – 40 % des enfants de 3 à 10 ans ne jouent jamais dehors en semaine. Ce manque est étroitement lié à une sédentarité accrue et à une surexposition aux écrans, aux conséquences préoccupantes sur leur santé physique et psychique.
Dans une logique de continuum éducatif, cette proposition de loi s’attache aussi à développer le contact avec la nature dès la petite enfance. Elle vise également à couvrir les temps péri et extrascolaires, et à s’inscrire dans les projets éducatifs de territoire (PEDT).
Cette proposition de loi vise à réaffirmer le rôle prépondérant de l’école dans la transmission des enjeux liés à la transition écologique et à la préservation de la biodiversité en ajoutant ces principes aux missions du service public de l’enseignement dans le code de l’éducation.

