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M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur l’extension de la mesure permettant le maintien de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) après 62 ans, pour les personnes qui n’ont pas pu cotiser suffisamment pour leur retraite en raison de leur handicap. Initialement, l’AAH était interrompue à 62 ans pour une pension de retraite. Désormais, l’article 254 de la loi nº 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, modifiant l’article L821-1 du Code de la sécurité sociale, a permis aux travailleurs handicapés ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite en cas d’inaptitude, soit 62 ans, de cumuler le bénéfice de l’AAH et leurs revenus d’activité jusqu’à leurs 67 ans, sans avoir l’obligation de demander la liquidation de leur retraite à condition qu’ils exercent une « activité professionnelle ou à caractère professionnel » à la date à laquelle ils atteignent 62 ans. Toutefois, il ressort de l’instruction IT 2024-220 publiée le 14 novembre 2024 que cette mesure n’a été prévue que pour les bénéficiaires de l’AAH-1 présentant un taux d’incapacité permanente supérieur ou égal à 80 % et qui sont nés à compter du 2 novembre 1962. Cette restriction exclut donc les bénéficiaires dont le taux d’incapacité est compris entre 50 % et 79 %, les privant ainsi du droit de prolonger leur activité professionnelle, alors que cette possibilité est offerte à l’ensemble de la population. Cette situation crée une inégalité de traitement qui apparaît injuste, car elle ne prend pas en compte la réalité des difficultés rencontrées par ces personnes handicapées, dont la capacité de travail est également réduite. Permettre à ces bénéficiaires de continuer à exercer une activité adaptée ne relève pas seulement d’une question financière, mais aussi d’un enjeu d’autonomie, d’intégration sociale et de qualité de vie. Dans un contexte où la vie active s’allonge et où les politiques publiques encouragent l’inclusion et l’autonomie des personnes en situation de handicap, il semble crucial que la loi évolue pour répondre à cette réalité. L’extension du maintien de l’AAH après 62 ans à tous les bénéficiaires, y compris ceux ayant un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %, serait cohérente avec les principes d’égalité des droits et permettrait d’éviter la précarité et l’isolement social de nombreux travailleurs handicapés. Monsieur COURBON demande donc si le Gouvernement pourrait envisager cette possibilité de maintien de l’AAH aux bénéficiaires ayant un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %, leur permettant ainsi de continuer à exercer une activité professionnelle après 62 ans.

