Reconnaissance de l’État de Palestine : une décision historique et un signal d’espoir pour la paix

« C’est pourquoi, fidèle à l’engagement historique de mon pays au Proche-Orient, pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien, je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’État de Palestine. »

Par ces mots puissants, le Président de la République a reconnu, hier soir, l’État de Palestine.

Trop tard pour les uns, toujours trop tôt pour les autres… Pour ma part, aujourd’hui, je dis simplement « merci » de l’avoir fait au nom de la France.

Ce 22 septembre 2025 sera un jour historique, celui où la France s’est honorée en faisant s’accomplir une revendication portée de longue date par de nombreuses organisations et citoyens français.

Cette reconnaissance prend place dans un moment particulièrement douloureux pour le Peuple palestinien, victime d’un génocide perpétré par le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahu, comme vient de le rappeler dans un rapport une commission d’enquête indépendante de l’ONU. Elle doit donc être comprise comme un témoignage de solidarité et un signe d’humanité envers des populations civiles palestiniennes soumises à l’horreur depuis l’attaque terroriste du 7 octobre contre Israël.

Cette reconnaissance n’est pas qu’un symbole. Elle est en réalité celle d’une culture, d’une terre et d’un destin reconnu au Peuple palestinien. Elle est un signal d’espoir adressé à celles et ceux qui, en Israël comme en Palestine, considèrent que la seule issue à un conflit qui a trop longtemps enflammé le Proche-Orient consiste en la coexistence de deux États vivant côte à côte et en sécurité.

L’application de cette reconnaissance sur le terrain prendra du temps. Elle passera par la démilitarisation du Hamas et l’installation d’une autorité palestinienne renouvelée. Mais face à un gouvernement qui a décidé de torpiller l’existence même d’un État palestinien, dernièrement encore en décidant de l’annexion de la Cisjordanie, il était important de poser un acte et de dessiner un avenir pour les jeunes en Palestine et en Israël.

La reconnaissance d’un État palestinien ne règle toutefois pas tout. Elle doit être accompagnée de sanctions visant à mettre immédiatement un terme au génocide en cours à Gaza, à la libération des otages israéliens encore détenus par le Hamas et à l’arrêt de l’annexion de la Cisjordanie votée par la Knesset. Les convois humanitaires doivent pouvoir accéder aux populations sinistrées et les journalistes travailler en toute indépendance.

Pour y parvenir, la pression sur le gouvernement Netanyahu doit se renforcer. Le droit international n’est pas à géométrie variable, il doit être respecté partout et par tous. Je réaffirme à cette occasion avec constance que les ventes d’armes doivent être proscrites, les entreprises qui tirent profit de la colonisation en Cisjordanie boycottées et l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël suspendu.

Enfin, il serait également souhaitable que les pays qui ne l’ont pas encore fait, notamment les États-Unis et nos voisins européens, puissent suivre le même chemin que la France et procèdent à la reconnaissance de l’État de Palestine.

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