Avec mes collègues du groupe de travail transpartisan, réunis dernièrement à Laval pour notre première journée parlementaire, nous appelons à l’adoption urgente et définitive de notre proposition de loi de lutte contre les déserts médicaux.
Lors de son premier déplacement le samedi 13 septembre, le Premier ministre a dit vouloir faire de l’accès aux soins pour tous « une grande priorité nationale ». Il a invité à la « rupture », à être « créatifs », et a affirmé sa volonté de « réinventer la façon de travailler avec le Parlement ».
Le groupe de travail transpartisan contre les déserts médicaux prend acte de ces déclarations qui reconnaissent l’urgence à agir, que nous portons collectivement depuis juillet 2022. Nos travaux ont provoqué, parmi nos collègues parlementaires et au sein des gouvernements successifs, la prise de conscience nécessaire.
Mais face à la crise profonde de l’accès aux soins, aucun levier, aucune solution ne doivent être laissés de côté. Nous défendons en priorité la régulation de l’installation des médecins, libéraux et salariés, généralistes et spécialistes, pour briser les inégalités qui ne cessent de se creuser entre les Français.
Nous avons ainsi réussi à faire voter à l’Assemblée nationale le 7 mai dernier une loi transpartisane contre les déserts médicaux, cosignée par plus de 250 députés issus de 9 groupes parlementaires. Cette loi, fruit de trois ans de travail et de concertations, est soutenue par les élus locaux, par de nombreux soignants, et attendue par une très large majorité de Français.
9 millions de nos concitoyens vivent en désert médical, plus de 6 millions sont sans médecin traitant : nous appelons solennellement le nouveau gouvernement et nos collègues sénateurs à inscrire sans délai la proposition de loi transpartisane à l’ordre du jour du Sénat, en vue de promulguer le texte le plus rapidement possible.
Députés de droite, de gauche, et du centre, nous continuerons à nous mobiliser ensemble pour que chaque patient ait son médecin traitant.

