L’Assemblée nationale a voté pour la suspension de la réforme des retraites !

Depuis près de 3 ans, nous nous battons avec toute la gauche, dans la rue et au Parlement, pour remettre en cause cette réforme brutale et injuste qui a marqué le second quinquennat d’Emmanuel Macron.

C’est une victoire pour les syndicats et les Français·es qui se sont mobilisé·es dans la rue pendant des mois, pour les travailleuses et les travailleurs qui ont perdu plusieurs journées de salaire en se mettant en grève. C’est une réparation démocratique compte tenu notamment des conditions d’adoption de cette réforme, via l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.

Cela a été permis grâce au rapport de force engagé par les socialistes qui ont fait le choix d’être utiles tout de suite à la vie des Françaises et des Français.

C’est une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites.

Elle bénéficiera à 3,5 millions de Français·es au total et à 700 000 Français·es dès 2026.

Jusqu’au 1er janvier 2028, dans l’attente de l’élection présidentielle, l’âge légal de départ à la retraite sera bloqué à 62 ans et 9 mois et le nombre de trimestres, fixé à 170 trimestres, n’augmentera pas. C’est entre 3 et 6 mois de vie passés à la retraite gagnés pour les travailleur·euses, les ouvrier·es, les employé·es.

Grâce à des amendements adoptés lors de la discussion, cette suspension bénéficiera aussi aux carrières longues, ainsi qu’aux métiers pénibles de la fonction publique (« catégories actives et super-actives »).

Lors des débats budgétaires, nous avons proposé de financer cette suspension de la réforme des retraites par une mesure de justice : l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital. Notre amendement a été adopté.

Pour les Socialistes, ce n’est pas aux retraité·es ou aux malades de financer cette suspension, mais aux ménages les plus riches, via une taxe sur leurs revenus du capital (dividendes, intérêts financiers …) qui sont aujourd’hui moins taxés que les revenus du travail.

Pour rappel, les principaux livrets d’épargne des ménages modestes sont exonérés de la CSG capital (livret A, livret jeune, LEP, livret développement durable, livret d’épargne entreprise…). Cette augmentation de la CSG ne concernera donc pas les classes populaires et moyennes.

Cette suspension de la réforme des retraites est une première étape avant l’abrogation de la retraite à 64 ans en 2027.

C’est une première étape, car cette suspension devra être confirmée pendant le débat budgétaire. Le Sénat a déjà annoncé qu’il voterait contre, mais c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot.

Et nous aurons ensuite le débat sur l’abrogation lors de l’élection présidentielle de 2027 !

Lire le communiqué de la CFDT : 

Partager cet article