Contre les baisses tarifaires pour l’imagerie médicale dans le budget 2026

Interpellé par plusieurs radiologues ligériens sur l’application d’une des mesures de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, qui prévoit 300 millions d’euros d’économies pour le secteur de l’imagerie médicale, j’ai interpellé la Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées à ce sujet.

Décidées sans concertation avec les professionnels du secteur, ces mesures purement budgétaires vont se faire au détriment des patients qui ne pourront plus bénéficier d’un suivi de long terme, et de l’offre de soins en imagerie médicale qui s’en retrouvera logiquement impacté. Le report de ces actes médicaux sur l’Hôpital public n’est malheureusement pas envisageable, tant la situation de notre hôpital est difficile.

Alors que les organisations représentatives de la profession avaient proposé un plan d’économies, notamment par l’utilisation de certaines technologies nouvelles, une autre voie semble possible dans l’intérêt des patients et des professionnels.

Découvrez ma question : 

Pierrick Courbon appelle l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences des baisses tarifaires prévues pour l’imagerie médicale, dans le cadre de l’article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Décidée sans concertation avec les professionnels du secteur, cette mesure, qui vise à réaliser 300 millions d’euros d’économies sur les deux prochaines années, suscite une profonde inquiétude dans la profession. Dans de nombreux territoires, ces baisses tarifaires risquent de fragiliser durablement les structures d’imagerie de proximité, compromettant la continuité de l’offre de soins et réduisant l’accès des patients à des examens essentiels au dépistage précoce et au suivi des pathologies graves. Les professionnels de santé alertent sur le risque de devoir restreindre les actes d’imagerie aux situations les plus urgentes, ce qui pourrait entraîner des retards de diagnostic, une aggravation de l’état de santé des patients et ainsi à terme, une augmentation du coût global pour l’assurance maladie. Le report de ces actes médicaux sur des services hospitaliers déjà saturés risque d’autre part d’aggraver la situation de l’Hôpital public. Cette disposition freine également l’innovation, notamment dans le développement de l’intelligence artificielle adaptée à ce secteur. Alors que les organisations représentatives de la profession avaient proposé un plan d’économies, notamment par l’amélioration de la pertinence des prescriptions ou l’intégration des examens directement dans le dossier médical grâce à l’outil DRIMBOX, les discussions avec la caisse nationale de l’assurance maladie n’ont pas abouti. Au regard de ces éléments qui affectent une profession subissant déjà une perte d’attractivité, un report de ces baisses tarifaires appliquées depuis le 1er octobre 2025 paraît nécessaire pour engager une véritable concertation avec les professionnels du secteur. Ainsi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour rétablir un dialogue constructif avec les représentants de la profession et ainsi garantir la pérennité de l’offre de soins en imagerie médicale sur l’ensemble du territoire.

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