J’ai co-signé la proposition de loi portée par ma collègue Députée Céline Thiébault-Martinez, visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants.
122 600 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie en 2024. Parmi elles, 85 % étaient des femmes. Si la libération de la parole suscitée par le mouvement MeToo a sans doute contribué à l’augmentation spectaculaire du nombre de plaintes entre 2016 et 2024 (+ 12 % en moyenne par an), force est de constater que les violences sexistes et sexuelles, malgré les nombreuses politiques publiques mises en œuvre, ne reculent pas.
Derrière ces chiffres, ce sont des milliers de vies brisées. Des femmes atteintes dans ce qu’elles ont de plus intime : leur corps, souvent marqué pour de longues années, parfois à jamais. Les conséquences des violences, lorsqu’elles ne sont ni reconnues, ni traitées précocement, sont ainsi bien documentées : troubles anxieux et dépressifs, stress post-traumatique, douleurs chroniques, conduites à risque, addictions, idées suicidaires, troubles somatiques multiples… Mais c’est surtout sur le plan psychique que les violences sexuelles laissent les traces les plus profondes.
En ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, rappelons-nous que ce sujet nous concerne tous. Je reste pleinement mobilisé pour que chaque victime soit entendue, protégée et accompagnée.

