Nous prenons acte de la décision du tribunal correctionnel de Lyon, ce lundi 1er décembre, dans l’affaire du « chantage à la sextape ». Elle signe la fin du cauchemar pour notre ville et pour les victimes.
Nous avons en premier lieu une pensée pour toutes les victimes officiellement reconnues en tant que tel par ce verdict : Gilles Artigues et sa famille, Michel Thiollière, la Ville de Saint-Étienne, et l’ensemble des Stéphanois. Nous espérons que la réparation obtenue est, pour eux, à la hauteur du préjudice subi.
Concernant M. Perdriau, les peines lourdes, exemplaires, au-delà des réquisitions de la Procureure, traduisent la reconnaissance de la gravité exceptionnelle des faits reprochés.
La peine d’inéligibilité avec exécution provisoire est celle qui apporte un véritable soulagement pour notre ville et ses habitants. Les mots de la présidente ont été clairs : « Vous ne pouvez plus être maire de Saint-Étienne, Monsieur Perdriau ». N’étant plus maire, il ne pourra plus nuire à la ville, à ses agents, à son image, profondément meurtris par cette affaire.
Ces derniers mois, il avait tenté d’intensifier le rideau de fumée pour masquer sa responsabilité, plutôt que d’essayer de démontrer son innocence. N’avait-il pas clamé que « on verrait bien, le 1er décembre, qui dit la vérité ? ». Jusqu’au bout, Gaël Perdriau aura terni l’image de la ville mais aussi la fonction de Maire par son attitude bravache, ses mensonges et ses dénégations.
Nous saluons le travail exemplaire de la Justice qui permet aujourd’hui de tourner cette page sombre de l’histoire de Saint-Étienne. Mais il faudra du temps pour reconstruire, refermer les plaies, rattraper le temps perdu et les occasions manquées.
Nous n’oublions pas tous les élus de sa majorité qui l’ont soutenu de l’éclatement de l’affaire jusqu’au verdict ce matin. Aujourd’hui, ils doivent rendre des comptes. Une démission serait un devoir moral, tant cette affaire a jeté l’opprobre sur le travail des élus de tous bords qui s’investissent au quotidien pour l’intérêt général, alimentant le sentiment du « tous pourris » qui demeure le meilleur carburant de l’abstention, du populisme et des extrêmes.
Les prochaines élections municipales de mars seront l’occasion de tourner définitivement la page et de travailler au redressement de notre ville, dans l’apaisement et la sérénité.
Isabelle DUMESTRE, François BOYER, Ali RASFI, Laetitia VALENTIN – Conseillers municipaux et métropolitains du groupe Saint-Etienne Demain
Olivier LONGEON, Julie TOKHI, Germain COLLOMBET, Jean DUVERGER, Danielle TEIL, Annie ANDRIA – Conseillers municipaux du groupe Le Temps de l’Ecologie
Pierrick COURBON – Député de la Loire
Régis JUANICO, Arlette BERNARD – Conseillers départementaux de Saint-Etienne
Johann CESA – Conseiller régional
Revue de presse
Réactions politiques au verdict du procès de chantage : « La fin du cauchemar pour notre ville »
Partis, groupes d’élus municipaux d’opposition et personnalités politiques en campagne pour les Municipales de Saint-Etienne ont rapidement transmis leurs réactions à l’annonce du verdict. Voici celles qui nous ont été directement transmises.

