Je tiens à exprimer ma vive inquiétude à la suite des récents évènements qui se sont déroulés au Venezuela.
Ces faits constituent une atteinte grave aux principes fondamentaux du droit international, en particulier au respect de la souveraineté des États et au principe de non-ingérence inscrit dans la Charte des Nations unies. Aucun État ne peut se substituer aux instances internationales légitimes ni imposer sa volonté politique par la force.
Avec mes collègues députés du groupe Socialistes et apparentés, nous tenons à condamner toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes du Venezuela. Nous avons toujours dénoncé le régime de Nicolás Maduro mais ces pratiques unilatérales, qu’elles soient politiques, judiciaires, militaires ou coercitives, affaiblissent l’ordre international fondé sur le droit et compromettent durablement la stabilité régionale.
Notre attachement au droit international va de pair avec une exigence constante : celle du respect de la démocratie, des élections libres et de leurs résultats, des libertés publiques et des droits humains pour le peuple vénézuélien. Ces principes ne sauraient être défendus par la force ou par des actions illégitimes, mais uniquement par des voies politiques, démocratiques et multilatérales.
Nous réaffirmons notre engagement en faveur du multilatéralisme, du dialogue politique et du rôle central des organisations internationales. Seule une solution respectueuse du droit international, portée par la communauté internationale et fondée sur la volonté du peuple vénézuélien, peut ouvrir la voie à une issue juste, pacifique et durable.
Nous appelons le Président de la République et le gouvernement français à agir, conjointement avec l’Union Européenne, pour rappeler l’attachement de la France et de l’Europe au respect du droit international, qu’il s’agisse du Venezuela comme ailleurs dans le monde. Cette action est d’autant plus indispensable afin d’éviter une escalade régionale.
La démocratie, la souveraineté des peuples et le droit international sont indissociables.
Les fragiliser, c’est affaiblir l’ensemble de la communauté internationale.

