Ce vendredi 9 janvier, le Conseil de l’Union européenne doit se prononcer sur l’accord UE-Mercosur.
Déjà en proie à des difficultés structurelles, à l’absence de prix rémunérateurs et à la crise sanitaire de la DNC, nos agricultrices et agriculteurs ont besoin d’une vision claire pour notre agriculture et d’être protégés face à la concurrence déloyale de produits agricoles et alimentaires qui ne respectent aucune de nos normes environnementales et sociales.
L’heure n’est plus aux atermoiements, aux demi-mesures ni aux ajustements de dernière minute.
Aucune clause de sauvegarde ni mesure réglementaire nationale ne permettront de rendre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur acceptable pour nos agricultrices, nos agriculteurs et notre environnement.
Avec l’ensemble des parlementaires socialistes, nous nous sommes particulièrement mobilisés depuis de nombreux mois, que ce soit à l’Assemblée nationale, au Sénat ou au Parlement européen, contre cet accord de libre échange d’un autre temps qui déstabiliserait nos marchés et affaiblirait nos filières agricoles.
Nous demandons donc solennellement au Président de la République et au Gouvernement de voter contre l’accord UE-Mercosur lors de la réunion du Conseil.
Nous n’abandonnerons jamais le combat contre cet accord, en saisissant si nécessaire la Cour de Justice de l’Union européenne afin de lui faire échec.

