Ce mercredi 11 février, je suis intervenu en séance publique à l’Assemblée nationale dans le cadre du débat consécutif à la pétition Non à la Loi Duplomb ! qui avait recueilli plus de 2,1 millions de signatures l’été dernier : une mobilisation citoyenne inédite.
J’ai voulu modestement porter la voix de celles et ceux que l’on entend trop peu dans ce débat : les apiculteurs.
Avant cette intervention, je me suis rendu aux Invalides à Paris pour manifester une nouvelle fois contre ce texte, qui voulait ouvrir la voie à la réautorisation de substances dangereuses pour les pollinisateurs et interdites en France depuis 2018, comme l’acétamipride.
Dans l’hémicycle, j’ai rappelé une réalité simple : on ne peut pas défendre certaines filières agricoles en sacrifiant une autre, essentielle à notre biodiversité et à notre souveraineté alimentaire.
La préservation des abeilles n’est pas une contrainte, c’est une nécessité pour l’ensemble de notre agriculture !
Retrouvez ci-dessous la vidéo de mon intervention en séance publique.
Ce mercredi 11 février, je suis intervenu en séance publique à l’Assemblée nationale dans le cadre du débat consécutif à la pétition “Non à la Loi Duplomb !” qui avait recueilli plus de 2,1 millions de signatures l’été dernier : une mobilisation citoyenne inédite.
J’ai voulu modestement porter la voix de celles et ceux que l’on entend trop peu dans ce débat : les apiculteurs.
Avant cette intervention, je me suis rendu aux Invalides à Paris pour manifester une nouvelle fois contre ce texte, qui voulait ouvrir la voie à la réautorisation de substances dangereuses pour les pollinisateurs et interdites en France depuis 2018, comme l’acétamipride.
Dans l’hémicycle, j’ai rappelé une réalité simple : on ne peut pas défendre certaines filières agricoles en sacrifiant une autre, essentielle à notre biodiversité et à notre souveraineté alimentaire.
La préservation des abeilles n’est pas une contrainte, c’est une nécessité pour l’ensemble de notre agriculture !
Retrouvez ci-dessous la vidéo de mon intervention en séance publique.
“Madame La Ministre,
Je viens dans ce débat modestement porter la voix de ceux que l’on a bien trop peu entendus dans le cadre de l’examen de la Loi Duplomb : les apiculteurs.
Lorsqu’il s’est agi de tenter de réintroduire l’acétamipride, le plus connu des insecticides tueurs d’abeilles, personne ne leur a donné la parole, ni même pris la peine de les auditionner.
Dans le monde agricole français, la filière apicole doit pourtant avoir droit de citer, comme les autres, car elle n’est pas épargnée par les difficultés.
Les défenseurs de Duplomb mettent en avant la souveraineté alimentaire, la nécessité de produire des noisettes en France, des pommes, des cerises, de la betterave… Soit ! Mais ces considérations n’existeraient pas pour le miel et les produits de la ruche, dans un contexte où la France est loin d’être autosuffisante en la matière, et importe près du double de sa production nationale ?
Si nous sommes des défenseurs de l’agriculture, nous ne pouvons pas voir de rationalité dans l’idée de vouloir défendre telle ou telle filière au détriment direct d’une autre, tout aussi importante dans son poids économique.
Les 60 000 apiculteurs français ont donc été profondément choqués de voir que les défenseurs du texte considéraient, de toute évidence, que la survie des pollinisateurs était une une « contrainte à lever » en référence au titre de la loi ?
Non ! La préservation des pollinisateurs n’est pas une contrainte, mais bien une nécessité pour l’ensemble du mode agricole.
Concertant l’acétamipride, celui que certain appellent déjà « le chlordécone de l’héxagone », la persistance de la molécule dans les sols, sa forte mobilité dans l’eau, sa dispersion environnementale à très grande échelle, impliquant une exposition chronique pour les insectes, les oiseaux et les populations humaines, sont largement documentés. Il pleut de l’acétamipride au Japon, mais le Gouvernement et M. Duplomb ne voient pas de problème à le ré-autoriser en France…
Alors Madame la Ministre, ma question est en définitive très simple. Alors que le Sénateur Duplomb a annoncé vouloir amender la future loi d’urgence agricole en en faisant le cheval de Troie de ses délires monomaniaques, quelle sera la position du Gouvernement vis-à-vis d’éventuels amendements ayant pour but la réautorisation de néonicotinoïdes, qu’il s’agisse de l’acétamipride ou du flupyradifurone ?”
Lire dans la presse :
Vifs débats autour de l’acétamipride à l’Assemblée nationale
La pétition contre la loi Duplomb a été discutée le 11 février à l'Assemblée nationale lors d'un débat inédit, mais sans vote, qui a mis en lumière un affrontement idéologique sur la question de la réintroduction de l’acétamipride. Voici les positions de plusieurs députés.

