Depuis le déclenchement du conflit armé au Moyen-Orient, les prix des carburants flambent. Cette hausse pèse directement sur le quotidien de millions de Françaises et de Français, en particulier celles et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour travailler, se soigner ou accompagner leurs proches.
Dans le même temps, les bénéfices des grandes compagnies énergétiques explosent. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, s’est récemment félicité d’une hausse de 51 % des bénéfices en un an, accompagnée d’une augmentation des dividendes versés aux actionnaires.
Cette situation est profondément injuste.
C’est pourquoi, avec mes collègues du groupe Socialistes et apparentés, nous déposons une proposition de loi pour taxer les superprofits réalisés par les grandes entreprises énergétiques.
Concrètement, nous proposons de mettre en place une taxation exceptionnelle des bénéfices lorsque ceux-ci dépassent de plus de 20 % la moyenne des trois dernières années.
Cette taxation serait progressive, avec trois niveaux :
- 20 % pour une hausse modérée des bénéfices,
- 30 % pour une hausse plus importante,
- 40 % pour les profits les plus élevés.
Cette mesure permettrait de dégager environ 2 milliards d’euros.
Notre objectif est simple : rendre ces superprofits aux Françaises et aux Français.
Car derrière ces chiffres, il y a des réalités concrètes. Ce sont les classes moyennes et populaires qui sont les plus touchées par la hausse des carburants : infirmières à domicile, auxiliaires de vie, artisans, taxis, salariés contraints de parcourir de longues distances chaque jour. Pour eux, chaque hausse du prix à la pompe est une contrainte supplémentaire.
Face à cette situation, il est indispensable d’apporter une réponse forte. Là où le gouvernement reste insuffisant, nous faisons le choix d’une mesure claire : faire contribuer celles et ceux qui profitent de la crise pour soutenir celles et ceux qui la subissent.
Parce que les crises ne doivent jamais être des opportunités d’enrichissement pour quelques-uns au détriment du plus grand nombre, je continuerai à défendre des mesures de justice et de protection du pouvoir d’achat.

