Noyades au bassin de Janon

En tant que Député de Terrenoire, je tiens à exprimer ma vive émotion après l’accident de baignade survenu hier au bassin de Janon et touchant deux jeunes adolescents.

Malgré l’intervention rapide des secours dont je veux saluer l’engagement et le dévouement, l’un d’eux est décédé dans la nuit.

J’adresse mes condoléances attristées à la famille et aux proches du jeune défunt dans cette terrible épreuve.

Plus de 80 personnes sont décédées en France depuis le début de l’épisode caniculaire, le plus souvent dans des plans d’eau ou des cours d’eau non surveillés et non autorisés à la baignade. En 2025, ce sont plus de 400 décès qui ont été recensés, un chiffre en constante augmentation.

Ces drames nous obligent à l’action. Ces noyades ne sont pas une fatalité.

Avec le réchauffement climatique et la multiplication des épisodes de canicule, la demande de lieux de baignade va croître. En l’absence d’une véritable politique de prévention dès le plus jeune âge, le nombre d’accidents risque malheureusement de continuer à augmenter.

Au-delà des aménagements de sécurité et de signalisation nécessaires aux abords de chaque plan d’eau, l’apprentissage du « savoir-nager » devient ainsi chaque jour un impératif majeur de sécurité et de santé publique. Nous ne pouvons que déplorer une iniquité dans l’accès à l’apprentissage de la natation, avec de vraies inégalités territoriales.

Cela nécessite à la fois un engagement fort de l’Education nationale et la disponibilité d’équipements sportifs aquatiques en nombre et en qualité suffisants.

Je plaide ainsi pour des cours réguliers d’apprentissage de la natation, dispensés régulièrement selon un continuum pédagogique tout au long de l’école primaire, pour atteindre un savoir-nager minimum et sécuritaire, y compris en eaux libres et en eaux vives, dimension complètement absente des apprentissages actuels.

En tant que Député, je milite par ailleurs depuis de nombreuses années pour défendre les ressources de l’Agence Nationale du Sport, afin de permettre la construction, par les Collectivités locales, d’infrastructures dans le sport, et notamment des piscines, dont les coûts de construction et de fonctionnement sont désormais devenus prohibitifs pour des communes et des intercommualités en situation de difficulté financière.

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