Canicule historique : nous ne pouvons plus attendre pour agir

Notre pays vient de traverser un épisode de canicule historique, c’est déjà le deuxième de l’année.

Je pense évidemment à nos compatriotes les plus fragiles, notamment les personnes âgées et à tous les personnels soignants, les médecins, les infirmiers et infirmières, les aides soignantes, qui sont en première ligne dans ces épisodes de canicule dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou à domicile.

Je pense également aux familles et aux proches des 80 personnes décédées par noyade depuis le 18 juin.

Ces phénomènes de canicule, de dôme de chaleur, d’évènements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, de s’allonger, de s’intensifier dans les prochaines années, ils sont un marqueur du changement climatique, dont certains encore contestent l’existence.

Ce nouvel épisode de canicule oblige les responsables politiques à agir en portant tout d’abord des politiques de transition et d’atténuation. Réduire nos émissions, transformer nos modèles productifs, sortir des énergies fossiles est indispensable, vital même.

● Alors que l’accord de Paris, signé en 2015 grâce notamment à l’action de la France, visait à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, d’ici la fin du siècle, par rapport à l’ère pré industrielle, nous avons perdu trop de temps dans les 10 dernières années.
Résultat : ce seuil devrait être franchi dès … 2030.

●Je ne peux évidemment que regretter que les deux principaux pollueurs mondiaux, la Chine et les Etats-Unis, continuent de faire comme si de rien n’était mais la France n’est malheureusement pas en position de donner des leçons. Alors que le premier quinquennat d’Emmanuel Macron a été celui de l’inaction, son second est celui des tentatives de régression comme sur les ZFE, les ZAN ou les néonicotinoïdes.

Mais ce que nous rappelle aussi cet épisode de canicule c’est que notre action climatique ne peut pas reposer exclusivement sur l’atténuation. Il est temps de faire entrer notre pays dans l’ère de l’adaptation.

● C’est ce que font au quotidien les maires et élus locaux socialistes en adaptant depuis des années nos villes à ces températures extrêmes via notamment la végétalisation ou l’ouverture de lieux de baignade. Mais nous voyons aujourd’hui qu’il faudra aller plus loin notamment avec la climatisation des écoles ou des EHPAD, par exemple.

● Néanmoins, la climatisation ne peut être l’alpha et l’omega d’une politique climatique, elle doit a minima s’accompagner de mesures de rénovation énergétique des logements et des bâtiments, notamment publics. C’est pour cela que nous nous sommes battus lors du précédent budget afin d’obtenir le maintien de Ma Prime Rénov.

● C’est aussi pour ces politiques d’adaptation que nous avons porté, avec mon collègue Fabrice Barusseau, député de Charente-Maritime, une proposition de loi afin de garantir l’accès à l’assurance pour les ménages, les entreprises et les collectivités et qui permettrait – pour la première fois – d’inscrire dans la loi la nécessité d’adapter notre droit au changement climatique.

Alors que les services du Gouvernement préparent le prochain budget de la France, il y a un investissement qu’on ne peut pas repousser à l’infini : c’est celui pour la transition écologique et l’adaptation au changement climatique.

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