En Commission des affaires économiques, j’ai participé à l’audition des représentants de l’interprofession des produits de la ruche, InterApi. En tant qu’apiculteur amateur et député particulièrement investi sur ces questions, j’ai souhaité les interroger sur les nombreux défis auxquels est confrontée l’apiculture française.
J’ai notamment évoqué la nécessité de renforcer les contrôles sur les miels importés, afin de mieux lutter contre les fraudes et la concurrence déloyale qui fragilisent nos producteurs.
L’application de la nouvelle directive européenne « miel » va permettre l’amélioration significative de la transparence au profit des consommateurs, au moyen d’un étiquetage clair et précis de l’origine des miels. Le nouveau cadre réglementaire impose en effet désormais la mention de l’ensemble des pays de récolte, présentés par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage correspondant à chaque origine.
J’ai également alerté sur les conséquences des accords commerciaux internationaux, la lutte contre le frelon asiatique, les effets du changement climatique sur les colonies et le risque du retour des néonicotinoïdes.
Au-delà de la production de miel, c’est toute une filière et une part essentielle de notre biodiversité qu’il nous faut protéger. Je continuerai à porter ces enjeux à l’Assemblée nationale.

