J’étais ce dimanche matin aux côtés des commerçants stéphanois victimes des guérillas urbaines et des pillages de samedi.
Avec le Maire de Saint-Étienne, son équipe municipale, et le Préfet, nous avons tenu à adresser un message de soutien, mais aussi à contribuer à gérer l’urgence et permettre le redémarrage des activités le plus vite possible.
Plusieurs mesures et actions concrètes seront annoncées dans les prochaines heures et les prochains jours.
Je tire également un grand coup de chapeau aux agents de la Ville de Saint-Étienne et de la Métropole qui travaillent sans relâche depuis samedi soir à la sécurisation des vitrines éventrées et au nettoyage de l’espace public.
Il incarnent dans cette période de crise toute la noblesse du service public.
Au-delà des commerces, de nombreux bâtiments publics ont également été pris pour cible : l’Hôtel de Ville « a résisté » grâce à l’engagement héroïque de la police municipale et d’autres agents, mais la mairie de proximité de Centre 2 a essuyé de lourds dégâts. À Terrenoire, le marché couvert a connu un début d’incendie.
En ce dimanche, j’ai mal à ma ville. Je suis écœuré par ces violences qui mettent en danger les biens et les personnes, les manifestants pacifistes ou « les simples » passants et étouffent, décrédibilisent voire invisibilisent les revendications légitimes de la jeunesse.
Dans ce marasme, je veux évidemment aussi avoir une pensée émue pour ce jeune homme qui a perdu une main en marge de la manifestation d’hier et qui restera marqué à vie par ces affrontements.
Rien ne justifiera jamais la stratégie du chaos. Le pouvoir ne peut plus jouer le pourrissement du mouvement social.
C’est cette voix, mêlant amertume et colère, que je porterai dès ce lundi à l’Assemblée nationale.

