Depuis plusieurs semaines, avec Fabrice Barusseau et mes collègues du groupe Socialistes et apparentés, nous portons une proposition de loi visant à garantir l’accès à l’assurance pour les ménages, les entreprises et les collectivités.
Le changement climatique n’est plus une menace abstraite. Il affecte déjà la vie quotidienne de nos concitoyens et la solidité de nos territoires : incendies, inondations, sécheresses, recul du trait de côte ou encore retrait-gonflement des sols argileux.
Les coûts liés à ces catastrophes naturelles ont été multipliés par six depuis les années 1980. Ils ont atteint 5,2 milliards d’euros en 2025 et pourraient encore doubler d’ici 2050.
Face à cette situation, deux risques majeurs se dessinent : d’une part, le retrait des assureurs des zones les plus exposées, qui priverait de nombreux ménages et entreprises d’une couverture essentielle ; d’autre part, la répétition de reconstructions à l’identique, qui entretient une vulnérabilité coûteuse et injuste.
C’est précisément pour répondre à ces enjeux que j’ai défendu cette proposition de loi : garantir un accès équitable à l’assurance pour tous et éviter l’apparition de véritables déserts assurantiels.
Au-delà de la protection immédiate, ce texte porte une vision renouvelée de l’assurance : non plus seulement réparer, mais accompagner la transition écologique. Il s’agit notamment de mettre fin à la reconstruction systématique à l’identique et de favoriser des reconstructions plus résilientes.
Notre action face au changement climatique ne peut plus reposer uniquement sur la réduction des émissions. Elle doit désormais intégrer pleinement l’adaptation.
Avec ce texte, nous franchissons une étape importante : faire entrer l’adaptation au changement climatique dans la loi. C’est une première pierre vers la planification écologique que je défends.

