Samedi matin, j’ai participé au rassemblement organisé à Saint-Étienne, comme dans des dizaines de villes en France, en hommage à Lyhanna et en soutien à toutes les victimes de violences sexuelles.
Cette mobilisation, portée par plus de 150 associations féministes et enfantistes, organisations et syndicats, appelle àl’adoption d’une véritable loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Cet engagement est aussi celui que je porte à l’Assemblée nationale. Depuis plusieurs mois, avec ma collègue Céline Thiébault-Martinez et les députés Socialistes et apparentés, nous défendons une proposition de loi comprenant 78 mesures concrètes pour mieux prévenir les violences, protéger les victimes et accompagner les enfants.
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas une fatalité. Elles appellent une réponse globale, ambitieuse et durable. C’est pourquoi je continuerai à me mobiliser pour que cette proposition de loi soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Ce texte n’est pas une réponse au drame de la jeune Lyhanna. Il était prêt bien avant, mais dans l’indifférence du gouvernement et du bloc central. Il aura donc fallu un drame de plus, et une formidable mobilisation citoyenne et populaire, pour contraindre le gouvernement à s’emparer du sujet et envisager la discussion de ce texte à l’automne.

