Fusion des aides à l’agriculture biologique : un retour en arrière inacceptable

Interpellé par plusieurs organisations professionnelles et syndicales sur la volonté du Gouvernement de fusionner les aides à l’agriculture biologique, dans le cadre des discussions européennes relatives à l’avenir de la politique agricole commune (PAC), j’ai adressé une question écrite à la Ministre de l’Agriculture, pour connaître ses intentions sur ce sujet majeur qui renvoie directement à l’évolution de notre modèle agricole.

Avec une telle fusion de ces dispositifs (aide à la conversion et aide au maintien), la France envoie un bien mauvais message à l’ensemble des agriculteurs qui ont fait le choix de l’agriculture biologique, et s’éloigne encore un peu plus de l’objectif de porter à 25 % la part des surfaces agricoles conduites en agriculture biologique d’ici à 2030.

Découvrez ma question écrite : 

M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la position défendue par la France concernant la fusion des aides à la conversion et des aides au maintien de l’agriculture biologique, dans le cadre des discussions européennes relatives à l’avenir de la politique agricole commune (PAC). Alors que la France s’est fixé l’objectif de porter à 25 % la part des surfaces agricoles conduites en agriculture biologique d’ici à 2030, la période de conversion est une étape particulièrement exigeante pour les exploitants, qui doivent engager des investissements importants et assumer plusieurs années d’incertitude avant de pouvoir bénéficier pleinement de la valorisation de leur production. Dès lors, la fusion de ces deux dispositifs est susceptible de réduire les moyens consacrés à l’accompagnement des nouvelles conversions et de ralentir le développement des surfaces en agriculture biologique. Il lui demande donc de préciser les raisons pour lesquelles le Gouvernement soutient cette fusion au niveau européen et de quelle manière cette position est compatible avec les objectifs nationaux de développement de l’agriculture biologique.

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