En ce jour de rentrée, plus de 11 millions d’enfants reprennent le chemin de l’école, avec pour certains des souvenirs de vacances inoubliables et pour d’autres l’impossibilité de partager autre chose que leurs longues journées d’été.
C’est pourquoi j’ai co-signé cette proposition de loi à vocation transpartisane, pour créer un service public des loisirs éducatifs.
Elle se structure autour de trois axes :
- La reconnaissance du droit aux loisirs éducatifs dans le code de l’éducation ;
- La structuration d’un service public des loisirs éducatifs autour des PEDT de nouvelles génération, chargé notamment d’établir un diagnostic territorial et de mettre en œuvre un plan de formations pour l’ensemble des professionnels du secteur, en particulier sur les questions de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants ;
- La reconnaissance du caractère d’intérêt général des associations d’éducation populaire pour les sortir des logiques marchandes ;
Le droit aux loisirs est devenu un privilège, au fil des désengagements de l’État et de la marchandisation de ce secteur éducatif. Les inégalités se creusent chaque année un peu plus à l’école et en dehors de l’école. Fragilisés par la concurrence, des associations d’éducation populaire, des lieux d’accueil et des centres de vacances ferment chaque année. Les temps libres sont devenus le parent pauvre de nos politiques éducatives : 71 % des enfants issus de familles modestes ne pratiquent aucune activité culturelle ou sportive, contre 38 % dans les milieux favorisés. Par ailleurs, 70% des parents considèrent que ce serait une chance pour leurs enfants de partir en colonies de vacances.
Sur la base de ces constats partagés avec tout un secteur représenté par le Comité national des associations de jeunesse et d’éducation populaire (CNAJEP) et Hexopée, mais également avec la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, ma collègue députée Florence Hérouin-Léautey a déposé, avec nos collègues Danielle Simonnet, Jean-Claude Raux et Fatiha Keloua Hachi, une proposition de loi qui porte l’ambition de redonner aux loisirs leur caractère universel, pour que les temps libres ne soient plus des temps vides. Pour que tous les enfants retrouvent des alternatives aux écrans et aux réseaux sociaux.

