Interpellé par plusieurs professionnel(le)s sur la réalité des conditions de travail des accompagnants d’élèves en situation de handicap collectifs (AESH-Co) exerçant au sein des unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), j’ai souhaité alerté le Gouvernement à ce sujet, à travers le dépôt d’une question écrite.
Particulièrement engageante, cette profession implique d’assurer l’accompagnement simultané d’élèves présentant des besoins et des troubles très variés, tout en menant des tâches pédagogiques très larges. Cette polyvalence et cette “pression permanente” entrainent logiquement une forte charge mentale pour les AESH, et nuisent indéniablement à leur qualité de vie au travail.
Alors qu’ils réalisent déjà davantage d’heures que prévu dans leurs contrats de travail, notamment avec des temps de pause particulièrement courts dans des journées denses, ces derniers demandent à être concertés pour toute évolution de leur statut ou de leur temps de travail, afin que soient réellement prises en compte les spécificités de leur métier au sein des ULIS, dans l’intérêt des enfants accompagnés.

