Mouvement lycéen : le Gouvernement doit répondre au plus vite aux revendications de la jeunesse mobilisée

Alors qu’une grande journée de mobilisation lycéenne et étudiante est annoncée pour ce mardi 6 octobre, avec mes collègues députés socialistes, nous alertons le gouvernement quant à l’urgence d’un retour au calme et à l’apaisement, pour mettre fin au plus vite à cette escalade de violence et éviter qu’un drame ne survienne.

Nous appelons le gouvernement à entendre les revendications légitimes des représentants syndicaux et nous rappelons notre attachement à l’exercice de la liberté de manifestation, dans un contexte pacifique.

Nous condamnons et déplorons les violences, quelles qu’elles soient, mais elles ne doivent pas permettre de discréditer la mobilisation, surtout quand elles en sont extérieures. La seule réponse que propose actuellement le gouvernement est hélas répressive, par l’usage de la force. Dans la seule journée de mercredi dernier, 119 élèves et personnels ont été blessés et 625 personnes ont été interpellées, tandis que les forces de l’ordre ont dénombré 83 agents blessés. En tout état de cause, une gestion de l’ordre violente et les tirs de LBD présumés à l’encontre de lycéens sont intolérables. L’État doit protéger les lycéens, pas ajouter désordre et confusion, au risque de l’escalade. Il en va de la responsabilité de l’État.

À ce titre, je tiens à saluer l’initiative prise par la Ville de Saint-Etienne, qui a reçu l’ensemble des organisations syndicales en fin de semaine dernière, pour chercher des solutions à même de sécuriser les futurs cortèges, d’éviter les débordements et les dégradations et de prévenir toute forme d’affrontements.

Les revendications des organisations lycéennes, que nous défendons régulièrement au Parlement, doivent être entendues : les postes vacants, les absences non-compensées d’enseignants, les classes surchargées et la vétusté de certains bâtiments scolaires ne peuvent à l’évidence pas garantir à chacune et chacun d’étudier sereinement. Après une fin d’année scolaire marquée par des chaleurs extrêmes supportées par les élèves, ces derniers sont pleinement fondés à exiger pour les années à venir des moyens et des investissements à la hauteur des attentes et des exigences qui sont placées en eux.

Ce mouvement ne naît pas du hasard ou du chaos. Il est le fruit d’une rentrée mal préparée et d’arbitrages budgétaires continuellement défavorables à l’éducation depuis neuf ans : entre 2018 et 2025, la part du budget de l’État consacrée à l’éducation nationale est passée de 13,3% à 10,6%.

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