Je tiens à exprimer mon effroi et ma profonde tristesse après les fusillades survenues ce vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière. Selon un bilan provisoire, elles ont fait un mort et plusieurs blessés, parmi lesquels une fillette de 12 ans.
J’adresse mes condoléances aux proches de la personne assassinée et tout mon soutien aux blessés.
Mes pensées vont aux habitants des deux communes, à leurs élus et aux équipes municipales qui font face à ce drame. Je salue la réactivité des forces de l’ordre, qui a permis l’interpellation rapide du suspect, ainsi que l’engagement des secours et des soignants.
Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Il reviendra à la justice d’établir les faits, les motivations et les responsabilités, et je lui fais pleinement confiance.
Les premiers éléments rendus publics laissent craindre que des personnes aient été prises pour cible en raison de leur couleur de peau ou de leur origine. Si ces éléments sont confirmés, la nature raciste de cette attaque devra être clairement reconnue.
En France, personne ne doit craindre pour sa vie en raison de son origine, de sa couleur de peau ou de sa religion, réelle ou supposée. Lutter contre le racisme ne peut se limiter aux déclarations : cela suppose de donner aux services de renseignement, aux forces de sécurité et à la justice les moyens de prévenir les violences racistes, de protéger les personnes menacées et de poursuivre les auteurs.
Cela exige aussi de soutenir les associations qui combattent le racisme au quotidien et de refuser, dans le débat public, toute parole qui désigne une partie de nos concitoyens comme des ennemis.
Aux habitants de Trappes et de La Verrière, je veux leur dire qu’ils ne sont pas seuls. Leur sécurité, leur dignité et leur droit à vivre en paix engagent la République tout entière.

