En Commission des affaires économiques, j’ai interrogé Camille Tubiana, proposée aux fonctions de directrice générale de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. Je suis notamment revenu sur deux enjeux déterminants : le respect des engagements financiers de l’État vis à vis du NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) et l’ambition, très relative, du troisième programme.
Quelles garanties financières sur l’achèvement de l’existant ?
Sur le NPNRU, 86 % des concours financiers sont engagés mais seulement 44 % des opérations ont été payées. J’ai donc rappelé à Madame Tubiana que les collectivités, les bailleurs et les habitants ont construit leurs projets sur la base de conventions signées et de financements annoncés. Il serait inacceptable que les contraintes budgétaires conduisent à différer, réduire ou remettre en cause les engagements pris.
Les moyens réels mobilisés pour le nouveau programme
Ma deuxième interrogation portait sur le troisième programme, présenté comme un programme « à 360 degrés » mais dont les moyens annoncés interrogent. 5 milliards d’euros sur 15 ans pour un socle de 150 quartiers, alors que l’ancien programme en comptait 447. Un programme présenté comme plus « ciblé », mais que je considère au contraire comme le symbole d’une ambition rabougrie, par cette réduction de voilure financière et territoriale.

