PLF 2026 : l’Assemblée vote pour la création d’une taxe sur les « petits colis » pour lutter contre la fast fashion

Ces dernières semaines, le débat sur le e-commerce et l’ultra fast-fashion s’est intensifié, notamment après les scandales impliquant Shein, avec la vente de poupées à l’apparence enfantine à caractère sexuel et d’armes interdites sur sa plateforme. Le Gouvernement français, réagissant tardivement, a saisi la Justice pour demander la suspension du site, tandis que le Parlement européen réclame un renforcement des contrôles et des sanctions pour garantir la sécurité des consommateurs.

Déjà, fin octobre, j’avais signé une Tribune, avec plus de 100 parlementaires de gauche et écologistes, pour dénoncer « l’accord de collaboration logistique » de la Poste avec Temu.

Ces plateformes menacent nos commerces de proximité, nos emplois et nos savoirs-faires, avec une incidence négative significative sur l’environnement, ce qui alimente également une concurrence déloyale pour les entreprises.

En ce sens, j’ai défendu, mercredi 19 novembre, lors des débats sur le Projet de loi de finances pour 2026, plusieurs amendements visant à renforcer l’efficacité de la taxe sur les envois d’articles de faible valeur proposée par le Gouvernement, en portant son montant de 2 €, jusqu’à 5 € par article. Ces montants plus élevés permettaient selon moi de rétablir des conditions de concurrence équitables et de soutenir l’industrie européenne, notamment en accompagnant la transition environnementale du secteur textile-habillement.

Ces amendements ont été refusés et c’est finalement la version initiale à 2 € qui a été adoptée : c’est l’essentiel.

Je resterai pleinement engagé aux côtés des commerçants et des industriels français qui veulent protéger nos emplois et nos savoir-faire.

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