Présentation des conclusions de ma « mission flash » sur Parcoursup

Après plusieurs mois de travaux et d’auditions, nous avons présenté, avec mon collègue co-rapporteur Frantz Gumbs (Groupe Modem- Les Démocrates), en Commission des affaires culturelles et de l’éducation, les conclusions de notre « mission flash » sur Parcoursup.

Notre objectif était simple : sur cette plateforme qui fait couler chaque année beaucoup d’encre, nous avons voulu dépasser les postures, ouvrir la « boîte noire » de l’outil, analyser concrètement son fonctionnement et évaluer si Parcoursup répond réellement aux objectifs fixés par la loi ORE de 2018 en matière de démocratisation de l’accès au supérieur et de réussite étudiante.

Vous trouverez ci-dessous la vidéo complète de mon intervention ainsi que mon propos liminaire.

Mon propos liminaire : 

Propos liminaire Pierrick Courbon « Mission Flash Parcoursup »

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Parcoursup est un sujet qui, chaque année, fait couler beaucoup d’encre. La plateforme a déjà fait l’objet de nombreux travaux, de parlementaires, de journalistes, d’organisations syndicales, de parents d’élèves ou encore de chercheurs.

Parcoursup est donc par essence un objet politique majeur. C’est aussi un sujet « populaire » qui entre très directement dans la vie des jeunes et des familles qui se retrouvent tous, à un moment ou à un autre, confronté à « l’expérience Parcoursup ».

Beaucoup de monde parle de Parcoursup, souvent de manière négative, parfois sans savoir de quoi il retourne exactement. La plateforme dispose d’une large publicité et souffre d’un véritable déficit d’image, nourri autant par des fantasmes que par des éléments factuellement critiquables. On a tellement parlé en mal de Parcoursup que la plateforme fait l’objet d’une véritable psychose sociale : on s’en fait une montagne avant même d’y être confronté, et cette toile de fond vient nécessairement accentuer le stress et l’angoisse que la fin des études secondaires et l’accès au supérieur suscite légitimement.

 Parcoursup cristallise de nombreuses critiques qui concernent parfois plus largement les limites, les déficiences voire les défaillances de notre système scolaire et le sujet de l’accès à l’enseignement supérieur que la plateforme en elle-même.

Nous avons voulu pour notre part « ouvrir la boite noire » Parcoursup et regarder ce qu’il y avait dedans, aller dans le détail de son fonctionnement et proposer quelques pistes d’améliorations concrètes, sans se départir d’une hauteur de vue politique sur ce sujet. Nous n’avons en effet pas voulu produire un simple rapport technique, les équipes de Parcoursup s’en chargent parfaitement, mais inscrire notre réflexion dans un cadre plus large, en abordant la façon dont les jeunes sont accompagnés dans le processus d’orientation et dans l’utilisation de la plateforme en tant que telle, et élargir notre travail sur une analyse de l’effectivité des principales missions assignées à Parcoursup par le législateur, dans une ébauche d’évaluation modeste de la Loi ORE de 2018 dont Parcoursup était l’étendard.

Parcoursup est un outil 100% dématérialisé, ce qui n’est pas sans poser problèmes pour les publics les plus éloignés du numérique voire en situation d’illectronisme. L’environnement familial et socio culturel joue beaucoup, et conditionne en partie la manière dont on « entre dans Parcoursup». Plus la découverte est tardive, plus les inégalités préexistantes deviennent handicapantes et c’est pour cela que nous recommandons une découverte anticipée de l’outil et une meilleure ergonomie pour l’usager depuis un smartphone, ce qui représente aujourd’hui une majorité de connexions.

La question du calendrier est au cœur des critiques de Parcoursup: trop étalé dans le temps, avec trop de phases au timing parfois très serré qui sont autant de sources de stress, de ratés potentiel, et surtout une prépondérance de l’année de 1ère par rapport à celle de terminale, puisque tout est joué ou presque avant les écrits du Bac, ce qui peut constituer une source de démotivation pour ceux qui n’ont pas obtenu la formation souhaitée, voire une démobilisation chez ceux pour qui l’avenir « se présente bien ».

Pour les candidats, la pression anxiogène se diffuse à toutes les étapes de la procédure de Parcoursup, en raison de l’articulation du calendrier avec les contraintes scolaires des lycéens, dans une année chargée. Ces éléments sont autant d’arguments déployés par certaines formations du privé lucratif pour décrier la plateforme et attirer des jeunes vers leurs établissements, en vantant la souplesse de leurs modalités de recrutement.

 Au sortir de nos auditions, il n’y a toutefois pas de consensus sur une évolution de ce calendrier, ce qui ne nous empêche pas de faire le constat que celui-ci est davantage construit en réponse aux contraintes des professionnels du supérieur et, plus globalement, de la société telle qu’elle est organisée autour des congés d’été, que dans l’intérêt des lycéens.

 

En revanche, l’une des grandes forces de Parcoursup réside dans le fait qu’elle permet à tous d’accéder aux mêmes informations. Le fait de pouvoir avoir connaissance de l’existence même de telle ou telle formation est en soi un facteur de nature à lever une forme d’autocensure, même si le contenu des fiches formation gagnerait à être harmonisé.

 

Si l’information abonde sur Parcoursup, force est de constater la trop faible prise en compte par les acteurs institutionnels de la grande différence qui existe entre la disponibilité d’une information et sa compréhensibilité par des jeunes majoritairement de 17 ou 18 ans, notamment en ce qui concerne les attendus et les contraintes des formations.

Les candidats formulent des vœux et des sous vœux. Nous recommandons de formuler un nombre plancher de 5 vœux pour éviter les effets de « je veux ça ou rien ». Si certaines formations permettent de regrouper plusieurs choix dans un seul vœu et ne comptabilisent pas les sous-vœux, l’absence de regroupement et de concours commun entre des établissements d’une même filière de formation peut être préjudiciable pour les candidats qui souhaitent accroître leurs chances de réussite en multipliant les candidatures, par une consommation massive et donc risquée de vœux.

 

L’absence de classement initial des vœux est un élément clé du fonctionnement de Parcoursup. Elle permet d’éviter les « stratégies » de candidats : autocensure pour certains, et surconfiance pour d’autres. Cela évite que des candidats renoncent à des formations ambitieuses par peur de « gâcher » un rang : chaque vœu est examiné indépendamment des autres. La Commission d’examen des vœux (CEV) propre à chaque formation sollicitée ne dispose d’aucune information sur les préférences du candidat, ignorant si son vœu est une priorité ou un vœu de sécurité, ce qui garantit un traitement égalitaire des vœux.

Une fois les vœux formulés et la période de dépôt clôturée, Parcoursup transmet aux formations, sans aucun traitement ex ante, l’ensemble des candidatures.  Il n’y a ce stade aucune sélection, ni aucune hiérarchisation des candidatures, par la plateforme.

Sur la base des dossiers à leur disposition, les formations classent ensuite les candidats à partir des critères qu’elles ont-elles-mêmes défini, en priorisant généralement les résultats scolaires. A cet égard, l’enjeu central en matière d’équité des procédures d’examen des candidatures réside prioritairement dans l’harmonisation des pratiques d’évaluation entre les établissements. Nous proposons donc d’instaurer un référentiel unique de notation des devoirs et d’évaluation des compétences, mais aussi de supprimer la mention du lycée d’origine, qui peut constituer une source de discrimination territoriale dont l’existence dans de multiples domaines est bien documentée.

Pour les aider à procéder au classement des candidatures – parfois des milliers, les CEV, constituées d’hommes et de femmes et non de « machines », peuvent recourir à des outils d’aide à la décision (OAD) aussi appelés « algorithmes locaux ». À cet effet, le ministère met à la disposition des établissements, via Parcoursup, une OAD type, mais certaines formations développent leur propre outil. C’est l’existence de ces algorithmes locaux qui est la plus décriée, car la transparence sur les critères d’analyse et les modalités de traitement algorithmique reste largement insuffisante.

 

Si les critères d’admission d’une formation sélective relèvent intégralement de la souveraineté du jury de recrutement, la phase d’admissibilité qui s’appuie sur un seul traitement algorithmique soulève selon nous plusieurs questions. Se pose notamment un problème de fond concernant la certitude que le traitement algorithmique prend effectivement en compte tous les éléments de la grille d’analyse des candidatures, avec leurs pondérations respectives.

Par exemple, nous avons été alertés de cas où des refus à la phase d’admissibilité reposaient exclusivement sur la prise en compte des résultats scolaires, sans prise en compte, par exemple, de la motivation, pourtant considérée comme « essentielle » dans la grille d’analyse fournie par la formation elle-même !

 

Enfin, et cela est souvent ignoré du public, suscitant incompréhension et sentiment d’opacité, Parcoursup modifie si nécessaire les classements des CEV pour faire respecter certains quotas de « discrimination positive » : quotas de boursiers et quotas territoriaux, notamment.

Plus généralement, au-delà des seuls algorithmes, on peut dire que Parcoursup est plus transparent que tous les systèmes précédents, mais l’existence éventuelle d’algorithmes locaux propres aux formations, combinée avec les mécanismes de discrimination positive des algorithmes nationaux de Parcoursup suscite à la fois beaucoup de questionnements légitimes et autant de fantasmes dans la compréhension fine du mécanisme du processus.

J’en viens maintenant à la question de savoir si Parcoursup répond aux objectifs qui lui ont été assignés, ou du moins s’il est fidèle aux arguments qui ont justifié sa mise en place, ce que nous développons dans la 4è partie.

La réforme de l’accès au premier cycle du supérieur introduite par la loi ORE de 2018 poursuit un triple objectif :  répondre aux défauts majeurs de la plateforme antérieure (APB) ; garantir un droit d’accès et ainsi démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur ; favoriser la réussite des étudiants dans le premier cycle et, incidemment, limiter les « erreurs » d’orientation.

Certes, Parcoursup est un outil nettement meilleur sur le plan technique que les solutions qui existaient antérieurement. Toutefois, les principales critiques (ressenti d’un manque de transparence, stress, gestion du calendrier, etc.) demeurent et n’ont guère été atténuées.

Pour le législateur de 2018, le mode de recrutement antérieur, basé parfois au final sur le tirage au sort, insatisfaisant, générateur de désillusions, était en grande partie responsable des demandes de réorientation et des taux d’échec significatifs en licence.

Parcoursup a pour objectif de parvenir à la fois à la satisfaction des candidats et à un recrutement adapté aux attendus de la formation, deux éléments qui, conjugués, devraient en toute logique, se concrétiser par une poursuite d’études dans la formation choisie. Hélas, le nombre de réorientations depuis la mise en place de Parcoursup reste élevé et stable, même si nous ne considérons pas la réorientation en elle-même comme un signe d’échec.

En outre, si la réussite des étudiants dans les licences universitaires avant Parcoursup était nettement insuffisante, plusieurs bilans montrent que les taux de réussite ne se sont pas significativement améliorés, en tous les cas, pas au niveau que l’on pouvait attendre au regard des discours volontaristes des responsables ministériels en 2018, présentant la loi ORE comme une des solutions à l’échec en licence.

Enfin, Parcoursup permet-il une démocratisation de l’accès au supérieur ?

La persistance des inégalités socio-culturelles et le poids des déterminismes sociaux n’apparaissent pas atténués depuis le déploiement de la plateforme. Au final, les dispositifs d’ouverture sociale mis en place ces dernières années, que ce soit avec Parcoursup ou dans le cadre d’autres politiques publiques, ont un effet très mineur sur la répartition des catégories sociales dans l’enseignement supérieur. Si Parcoursup n’est pas responsable du poids des déterminismes sociaux dans l’accès à l’enseignement supérieur, il ne contribue pas, pour autant, à les réduire, en dépit de l’égal accès à l’information qu’il permet. Parce qu’il arrive à la fin du processus d’orientation à l’issue de l’enseignement secondaire, Parcoursup, qui applique à tous les candidats le même mode de sélection, sans distinguer ceux dont le capital socio-culturel ne favorise pas la réussite scolaire, a tendance au contraire à « cristalliser » ces inégalités.

———

Enfin, nos travaux, pour la conduite desquels je tiens à saluer la bonne entente avec mon collègue co-rapporteur et à remercier l’administrateur qui nous a accompagné, ainsi que sa stagiaire, ont confirmé l’immense décalage qui existe entre les avis globalement très positifs des acteurs institutionnels d’une part, et les positions nettement plus mitigées des premiers usagers de la plateforme, dont le ressenti doit toutefois être pondéré : un usager qui aura eu la formation de son choix aura tendance à avoir un avis positif sur Parcoursup, quand bien même son expérience d’usager aura été négative, alors qu’un usager n’ayant rencontré aucun problème mais qui n’aura pas obtenu sa formation de cœur aura évidement un ressenti négatif.

À titre personnel, je continue de penser que Parcoursup constitue aujourd’hui davantage un outil de régulation qu’une plateforme d’aide à l’orientation, agissant en tant que « cache misère » d’un accès à l’enseignement supérieur qui s’est massifié, sans que ne soient mobilisés les moyens adéquats en regard.  En dépit d’une indiscutable performance technique, il ne saurait masquer les échecs politiques qu’au contraire il révèle quelque part malgré lui, que ce soit en matière d’orientation ou de réussite académique dans un univers du supérieur morcelé et dont certaines dérives doivent être régulées de toute urgence. Car Psup aura aussi eu pour terrible conséquence, outre la dévitalisation du Bac, comme évoqué dans mon propos, dont une réforme aura été possible par la suite, le développement sans précédent d’un marché de l’enseignement privé lucratif. Je persiste à croire à l’idée, pourtant, que le savoir ne peut être un « business comme un autre » et qu’il est nécessaire d’œuvrer à sa démarchandisation.

Mon intervention dans le débat de LCP :

(à partir de la 40e minute)

Lire dans la presse : 

51 propositions pour changer Parcoursup

Frantz Gumbs et Pierrick Courbon sontdéputés et à eux deux, ils ont établi un rapport pourfaire évoluer Parcoursup, avec 51 propositions. Maisquelles sont-elles ? Est-ce qu'elles seront toutesappliquées et si oui, quand ? Le député Parti socialistePierrick Courbon nous l'explique.

Parcoursup : une « réussite technique », mais un « échec politique », souligne un rapport parlementaire

Deux députés ont remis, mardi, les conclusions d’une mission flash. Ils proposent des pistes d’amélioration de la plateforme, en faisant le constat qu’elle a reproduit voire aggravé des inégalités socioculturelles préexistantes depuis 2018.

« Un échec sur le plan politique » : un rapport parlementaire pointe les multiples défaillances de Parcoursup

Les députés Pierrick Courbon (Parti socialiste) et Frantz Gumbs (groupe Les Démocrates) ont présenté, mardi 17 février, leur rapport parlementaire consacré à Parcoursup. Les deux élus estiment, dans leur bilan, que la plateforme « contribue à reproduire sans les corriger, voire à aggraver », les inégalités sociales dont sont victimes des milliers de lycéens.

Parcoursup tend à "aggraver" les "inégalité socioculturelles" entre les élèves, selon un rapport parlementaire

Les députés Pierrick Courbon (Parti socialiste) et Frantz Gumbs (Les Démocrates) ont conduit une mission flash sur Parcoursup. Dans leurs conclusions, ils expliquent que la plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur exacerbe les "inégalités socioculturelles" entre les élèves.

Parcoursup : les pistes des députés pour réduire la frustration des candidats

Les députés Pierrick Courbon et Frantz Gumbs proposent plusieurs mesures pour améliorer la transparence, l’équité et l’accompagnement des candidats.

Parcoursup : conseils d’une spécialiste pour formuler ses vœux de manière stratégique

Les élèves de Terminale ont jusqu'au 12 mars pour créer leur dossier sur la plateforme Parcoursup et formuler leurs vœux. Marie Tarditi, coach d’orientation au sein de l’association Génération 15-25, fournit à Aleteia de précieux conseils pour accompagner au mieux son enfant.

Selon un rapport parlementaire, Parcoursup est une «réussite technique» mais un «échec politique»

Parcoursup est « une réussite sur le plan technique » mais « un échec sur le plan politique », selon un rapport parlementaire présenté mardi par les députés Pierrick Courbon (PS) et Frantz Gumbs (MoDem). Les deux élus jugent que la plateforme, mise en place en 2018 et utilisée en 2025 par 980 000 candidats, fonctionne mieux que l’ancien système APB, mais qu’elle n’a pas atteint plusieurs objectifs affichés.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Parcoursup : outil de sélection ou machine à trier ?

Depuis le lundi 19 janvier 2026, les lycéens peuvent formuler leurs souhaits d'orientation. Dès sa mise en place en 2018, la plateforme Parcoursup qui remplace l'ancien site « Admission post-bac » permet aux 650 000 élèves de terminales concernés, qui ont jusqu'au 12 mars 23h59 de faire leurs choix d'études supérieures.

Parcoursup, une "réussite technologique" mais un "échec politique", selon un rapport parlementaire

La plateforme d'orientation post-bac Parcoursup est une "réussite technique" mais un "échec politique", selon un rapport parlementaire qui propose une cinquantaine de modifications, comme supprimer la mention du lycée d'origine dans les dossiers de candidatures ou rendre "effectives" les heures d'orientation prévues au lycée.

Parcoursup : un « échec politique » malgré une « réussite technique » dénonce un rapport parlementaire

Le rapport propose 51 modifications pour Parcoursup, notamment la suppression de la mention du lycée d’origine et la mise en œuvre effective des heures d’orientation.

Orientation : "Sans être responsable du poids des déterminismes sociaux, Parcoursup ne contribue pas à les réduire" (rapport)

Besoin de plus de transparence sur les "algorithmes locaux", suppression de la lettre de motivation et de la mention au lycée d’origine des candidats… Un rapport issu d’une mission flash consacrée à Parcoursup menée par les députés Frantz Gumbs et Pierrick Courbon, publié le 17 février 2026, revient sur plusieurs points qui continuent de faire...

Parcoursup contribue-t-il à reproduire les inégalités socioculturelles ?

La mission flash de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale consacrée à Parcoursup a rendu son rapport, mardi 17 février. Conclusion : la plateforme est « une réussite sur le plan technique » mais « un échec sur le plan politique » car elle reproduit « voire aggrave » les inégalités.

Parcoursup : un rapport préconise la suppression de la mention du lycée d’origine sur la plateforme

Le texte propose une cinquantaine de modifications pour perfectionner le site d’orientation post-bac.

Parcoursup : une réussite technique mais une promesse d'égalité inachevée

Présenté mardi dernier à l'Assemblée nationale, un rapport parlementaire dresse un bilan contrasté de Parcoursup. Si la plateforme est jugée performante sur le plan technique, elle échouerait à corriger, voire contribuerait à accentuer, les inégalités sociales dans l'accès à l'enseignement supérieur.

Reportage dans le JT de TV Monaco

EDUCATION : Parcoursup, un outil d'orientation toujours sous le feu des critiques.

Parcoursup : moins de stress, plus d’équité... Les propositions des députés pour améliorer la plateforme

Plus de transparence, fin du lycée d’origine, vœux planchers... Un rapport parlementaire présenté devant l’Assemblée nationale le 17 février, émet quelques propositions pour améliorer Parcoursup. L’Etudiant fait le point.

Parcoursup : 19 propositions pour faire évoluer la plateforme

Commandé par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, un rapport parlementaire publié le 17 février 2026 dresse un bilan critique de Parcoursup. Rédigé par les députés Pierrick Courbon et Frantz Gumbs dans le cadre d’une “mission flash”, il formule 19 propositions pour améliorer la plateforme.

Parcoursup : Vers la suppression du lycée d’origine dans les dossiers, quelles conséquences pour les élèves de l’AEFE ?

Un rapport parlementaire relance le débat sur l’équité dans l’accès à l’enseignement supérieur en France. Faut-il supprimer la mention du lycée d’origine dans les dossiers Parcoursup ?

« Les moyens consacrés à l’orientation sont insuffisants » : des pistes d’amélioration pour Parcoursup

La plateforme d’accès à l’enseignement supérieur constitue un « progrès indéniable » sur le plan technique par rapport aux systèmes précédents, rapportent deux députés après leur mission flash sur Parcoursup. Mais l’outil gagnerait à être encore amélioré tout comme son environnement : « La question de l’accompagnement humain est centrale. »

Lettres de motivation, maths, calendrier du bac : les idées de réforme fusent autour de Parcoursup

Les lycéens et les étudiants en réorientation ont jusqu'à jeudi soir pour formuler des voeux sur Parcoursup. La plateforme est, comme chaque année, vivement critiquée par des élus de tous bords.

Partager cet article