En retenant la proposition de l’industriel Métal Blanc, le tribunal de commerce de Strasbourg vient de précipiter la liquidation de 3 sites Novasco en France, dont celui de Saint-Étienne, pour lequel une seule offre subsistait jusqu’à la semaine dernière.
Au niveau national, plus de 550 salariés vont perdre leur emploi, dont près d’une quarantaine à Saint-Étienne.
Si les salariés du Marais n’avaient que peu d’illusions, l’annonce du Tribunal s’apparente malgré tout à un coup de massue. Je les ai assurés ce matin de mon soutien et de mon engagement à rester pleinement mobilisé à leurs côtés dans les jours et les semaines à venir.
Au-delà des conditions de négociations du futur PSE, pour lequel des mesures fortes d’accompagnement devront être proposées aux salariés stéphanois, dont la plupart ont beaucoup d’ancienneté dans l’entreprise, l’espoir de trouver un repreneur post-liquidation existe.
À ce titre, j’interrogerai demain (mercredi 18 novembre), en Commission des Affaires Économiques, Monsieur Roland Lescure, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle, pour lui demander la totale mobilisation des services de l’Etat, et notamment celle du Comité Interministériel de Restructuration Industrielle, afin de tout mettre en œuvre pour trouver un nouveau repreneur après la liquidation du site du Marais.
Au niveau national, la récente décision du Ministre délégué en charge de l’Industrie, Sébastien Martin, d’engager au nom de l’Etat des poursuites à l’encontre de Greybull concernant les investissements promis et non réalisés, est légitime et juste, bien que tardive. Elle doit plus que jamais amener le Gouvernement à accepter l’idée d’une forme de conditionnalité des aides publiques massives accordées aux entreprises, ainsi que nous l’avons encore proposé dans les préconisations de la Commission d’enquête parlementaire sur les défaillances des pouvoirs publics face à la multiplication des plans de licenciement, dont j’étais Vice-Président.
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Novasco, c’est terminé : à Saint-Etienne, Le Marais garde un « très mince espoir »
« Depuis la semaine dernière, on s’attendaitévidemment à ça. Alors ce n’est pas un coup de massue, on l’a déjà reçu. Il n’empêche que l’on reste sur le choc. »

